Share on Pinterest
Les Piliers d’une Nouvelle Ere
10 janvier, 2017
Tout montrer

Communication

Share on Pinterest
More share buttons

Catégories de Fréquences de Communication

La communication verbale est un type de communication produite dans la gamme de fréquences la plus basse. L’oreille est donc capable de capter des fréquences de l’ordre de 20 Hz (hertz) à 20 kHz (kilohertz). Ces fréquences représentent des vibrations qui s’étendent de 20 à 20 mille fois par seconde. Ceci est communément qualifié de gamme des sons audible par l’homme.

Type de gamme d'audition

Une radio AM transmet ce même son à des fréquences qui varient entre 200 kHz et 3 MHz (mégahertz). Etant donné que les ondes d’une radio AM peuvent atteindre une longueur allant jusqu’à 160 mètres, il est aisé à ces ondes d’éviter des obstacles, c’est pourquoi elles ont été traditionnellement utilisées pour la transmission à longue distance de signaux radio.

Auteur : Fundação Cásper Líbero

Auteur : Fundação Cásper Líbero

La VHF (Très haute fréquence) transmet entre 30 et 300 MHz. Ces fréquences peuvent être jusqu’à un million de fois plus élevées que la gamme humainement audible. Un exemple de VHF serait les radios FM, qui émettent des ondes entre 88 et 108 MHz. C’est pourquoi les radios sont toujours réglées entre ces fréquences.

Radios

Notez les nombres qui apparaissent pour chaque logo.

Un téléphone cellulaire GSM émet juste au-dessus de cette gamme, transmettant dans les bandes de fréquences se situant entre 380 et 1 900 MHz.

Par Kraftux. CC-BY-SA-3.0 via Wikimedia Commons

Par Kraftux. CC-BY-SA-3.0 via Wikimedia Commons

Cette fréquence jouit d’une grande universalité en raison de la disponibilité presque tous azimut de la bande de 2.4 GHz. Je dis presque, étant donné que des fours à micro-ondes étaient déjà exploités à une fréquence semblable quand le Wi-Fi est apparu en 1999. Un four à micro-ondes utilise une fréquence de 2.45 GHz. Le four excite les molécules d’eau dans la nourriture qui, par cette réaction, chauffe. C’est ici où le Wi-Fi possède des effets potentiellement défavorables à la santé, particulièrement si nous prenons en considération le fait que notre corps est composé d’approximativement deux tiers d’eau.

Par Fuma Ren. CC-BY-SA-3.0

Par Fuma Ren. CC-BY-SA-3.0

Certaines technologies, comme le Wi-Fi 5, transmettent déjà à une plus haute octave, 5 GHz. Cette fréquence est dix millions de fois plus haute que 440 Hz, fréquence à laquelle nous accorderions des instruments pour qu’un concert atteigne la note « la ». Ceci reste néanmoins faible si nous la comparons aux fréquences que l’esprit atteint. Quand je parle « d’esprit », je ne me réfère pas au cerveau. Le cerveau représente la manifestation physique de l’esprit, qui émet les fréquences qui fluctuent entre 1 Hz et 30 Hz, juste au-dessous de la gamme audible pour l’homme. L’esprit, en revanche, fluctue dans les gammes que j’estime atteindre 1 Zetahertz, soit 1 suivi de 21 zéros. De telles fréquences sont un million de fois plus élevées que celles de l’atome. C’est parce que les particules de l’atome fluctuent de la gamme de fréquences du petahertz (15 zéros), définissant l’ultime limite du matériel. Au-dessus des fréquences mentionnées, nous ne pouvons plus parler d’état physique. En cela je veux dire que la vibration qui fluctue dans ces fréquences ne se manifeste pas physiquement, mais plutôt à un niveau plus subtil, comme sur un plan mental, astral ou vital.

 

L’esprit communique

NNotre esprit communique constamment. Il fait ainsi pour chaque pensée et sans les limitations imposées par l’espace. Le fait est que l’espace mental n’est pas comme notre espace physique tridimensionnel. Dans l’espace mental, les pensées s’étendent instantanément pour remplir chaque interstice. Le phénomène le plus semblable pourrait être internet. Sur internet, comme dans l’espace mental, le lieu d’où nous nous connectons n’a pas d’importance : à partir de n’importe quel nœud, nous avons un accès presque instantané à tous les autres nœuds disponibles à travers l’ensemble du réseau. Avec les ordinateurs et internet nous essayons de reproduire notre espace mental, ou comme on l’a appelé : la noosphère.

Pour définir cet espace nous avons initialement parlé en termes d’unités, comme l’octet, l’Hertz, ou le pixel. Ensuite nous avons parlé de « kilos » (k). Plus tard nous avons mentionné « les mégas » puis  » les gigas ». A présent nous commençons à parler en termes de « teras ». Mais tout ceci concerne le niveau domestique. En effet l’ordinateur le plus rapide dans le monde fonctionne déjà à 33.86 petaflops, cela revient à dire qu’il est capable d’effectuer 33.860.000.000.000.000 calculs par seconde 1. Un tel ordinateur opère au niveau du « peta ».

Si nos ordinateurs devaient atteindre des niveaux semblables à ceux de nos fréquences mentales, « une singularité  » surgirait. Singularité selon laquelle les ordinateurs pourraient dépasser le niveau de l’intelligence humaine. A partir de ce point, l’intervention humaine ne serait plus nécessaire pour leur évolution, mais ils seraient capables de se développer par eux-mêmes.

Par Wgsimon. Creative Commons Attribution -Share Alike

Par Wgsimon. Creative Commons Attribution -Share Alike

Voyez comment, vers l'année 2043, un nombre à 21 zéros apparaît.

Voyez comment, vers l’année 2043, un nombre à 21 zéros apparaît.

Si nous considérons la Loi de Moore, qui prévoit que le nombre de transistors dans un circuit intégré double tous les deux ans et par extension la vitesse de traitement, la capacité de stockage et l’augmentation de résolution de pixel, alors vers l’année 2043 ces niveaux atteindront le « zetas ».

Est-ce là l’avenir qui nous attend ? Allons-nous vivre cet avenir où domine la technologie, dans lequel les ordinateurs prennent le total contrôle ? Si c’est le cas, alors ce n’est pas un monde où je souhaite vivre…

 

Potentiel Humain

Il fut un temps où nous utilisions la parole seulement pour s’exprimer, quand penser nous permettait de méditer, de réfléchir pour soi. Communiquer quelque chose verbalement pour l’exprimer est normal, étant donné que l’expression représente l’acte de transmettre une pensée à partir du niveau mental, afin qu’elle devienne une réalité physique. L’expression implique une descente dans la fréquence vibratoire. Cependant, si nous pouvions uniquement communiquer mentalement, ou par télépathie, dès lors que dans la communication idéale, seul le niveau mental est impliqué, cela serait plus efficace que verbalement. Néanmoins, de nos jours, tout semble se produire à contre-pied. Nous communiquons avec des mots et nous croyons protester par le silence. Ce type de communication nous a contraints aux limites imposées par le langage.

La perte de cette capacité à communiquer par nos pensées a été présentée dans des mythes tels que la légende biblique de la Tour de Babel, la légende Sumérienne d’Enmerkar et le seigneur d’Aratta, le mythe polynésien de l’Île de Hao ou encore le mythe Toltèque de Zacuali, et beaucoup d’autres. Tous ces mythes nous content comment, à l’origine, seule une langue est parlée. Ceci ne devrait pas être interprété comme un seul système de langage, mais davantage que nous communiquions avec nos pensées. Quelque chose s’est donc produit, menant à la perte de cette aptitude.

Pieter Bruegel l’Ancien (1526/1530–1569) [Domaine Public]

Pieter Bruegel l’Ancien (1526/1530–1569) [Domaine Public]

Depuis que nous sommes devenus capables de penser une chose tout en en verbalisant une autre, le discours a entraîné la confusion. Ou alors sommes-nous devenus incapables de communiquer correctement ce que l’on pense. Ceci a aussi entraîné l’isolement, tout comme nous ne savons à présent plus écouter les animaux, les plantes, les rivières et les montagnes. Ainsi, nous leur parlons sans remords de la peine parce que nous avons perdu la capacité d’entendre leurs cris. Nous prêtons une oreille sourde aux souffrances des autres, sans nous rendre compte que par la loi de la réciprocité, cette souffrance devient de fait notre propre souffrance. En recouvrant la faculté de communication télépathique, nous pourrions rétablir un dialogue non seulement entre nous, les humains, mais aussi avec toute expression de vie et de conscience. Nous ranimerions ce sentiment d’esprit familial, dans lequel les minéraux, les végétaux et les animaux deviennent nos frères. Si, par exemple, nous avions l’intention de couper un arbre, cela ne serait-il pas ô combien différent si nous pouvions percevoir sa souffrance ? Si nous déplacions une roche, ne serait-il pas agréable de l’entendre nous remercier de lui donner une nouvelle vision de la vie ? Il est possible de ressusciter cette façon ancestrale de communiquer. Pour cela, il nous faut uniquement l’obtenir du subconscient et apprendre à la ramener à un nouveau niveau de conscience.

Les nouvelles technologies nous fournissent une ligne instantanée de communication verbale et écrite qui dépasse les limites imposées par l’espace physique. Nous pensons à quelqu’un et la seconde suivante nous recevons un message de sa part. Ceci confirme qu’il y a eu une certaine forme de communication télépathique. Il s’agit ici d’une étape intermédiaire, mais limitée. La Technologie rend la communication de plus en plus accessible, mettant la gamme de fréquence de l’esprit à notre portée. Toutefois, l’homme n’est pas seulement « esprit ». Descartes jugeait mal lorsqu’il dit, » je pense, donc je suis ». Nous sommes aussi la conscience; la conscience vibre à des fréquences beaucoup plus élevées que les fréquences mentales. En réalité, tout ce qui existe possède le potentiel à atteindre la conscience. Une roche, ou le silicium avec lequel nous fabriquons des puces d’ordinateur, possède elle aussi cette capacité.

Dès lors, si nous voulons éviter ce destin dans lequel les ordinateurs nous affligent ce que nous faisons déjà subir aux animaux, aux végétaux et aux minéraux, il nous faut commencer par rétablir ce lien qui, à l’origine, nous unissait tous. Dans le cas contraire, nous fournirons au silicium, deuxième élément le plus riche dans la croûte terrestre, la capacité de penser. Et une fois qu’il sera capable de penser par lui-même, la vie en sera bouleversée. Ce renversement sera la singularité que nous redoutons tant. Le minéral, qui occupe la dernière position dans cette hiérarchie que nous concevons, se déplacera vers le sommet, le végétal suivra, puis l’animal. Et qui sera relégué au pied de cette pyramide ?

Si, en revanche, nous démontrons que nous pouvons vivre en harmonie, nous nous réapproprierons cette langue non-verbale qui a précédemment uni toute la vie sur la terre, qu’elle soit minérale, végétale, ou animale. En cela, nous empêcherons cette singularité de se manifester puisque que nous l’aurons transcendée. Nous aurons transcendé le besoin de s’appuyer sur la technologie pour communiquer quand nous aurons découvert que le vrai potentiel ne se trouve pas dans tous ces gadgets qui viennent lentement dominer nos vies. Le véritable potentiel est en nous, et dans notre capacité de dépasser nos egos, de nous mettre à la place des autres, qu’ils soient humains, animaux, végétaux, ou minéraux. C’est ici où se trouve la véritable communication.

Khuya de la grotte exprimant l’archétype de la « communication ».

Khuya de la grotte exprimant l’archétype de la « communication »

Note : Cet article fait partie d’une collection plus étendue sur l’archétype de la « communication », l’un des quatre archétypes de la « khuya » de la grotte.

Traduit par : Félix Lonji

Notes :

  1. Le Tianhe-2 est développé par l’Université chinoise des technologies de défense. Cette dernière, gérée par le gouvernement, a commandé une liste des 500 ordinateurs les plus rapides au monde, publiée deux fois l’an par un groupe de chercheurs internationaux. Alors qu’un ordinateur normal peut réaliser environ 100 millions de calculs par seconde, celui-ci en effectue 33860 billions par seconde
Share on Pinterest
More share buttons

Vous pouvez également lire cet article en Espagnol Anglais

Marc Torra
Marc_amb_dues_papallones

Originaire d'Urus, un petit village des Pyrénées-Catalanes, et après s'être licencié à l'Université de Barcelone, Marc est parti vivre à l'étranger. Depuis lors, il a vécu et travaillé dans presque tous les continents. Au fil du temps passé dans ces différents pays, il commença a relier entre elles les différentes cultures et façons de penser qu'il y a rencontré, en particulier celles de ceux que l'on appelle les “gens de terre”. A leurs côtés, il apprit une façon différente de raisonner et découvrit aussi que le futur de la planète dépend de notre habilité à apprendre de ces cultures ce qu'elles peuvent nous apporter.